La Routo le livre

La routo. Sur les chemins de la transhumance entre les Alpes et la mer

Sous la direction de Guillaume Lebaudy et Dionigi Albera.
Primalpe/Ecomuseo della Pastorizia
Année de publication 2001

Les bergers sont des fils des alpes. Depuis des générations, ils viennent exercer leur métier en Provence. Dans la plaine de la Crau (vers Arles), les noms de ces hommes, gravés année après année sur les murs des bergeries, nous parlent de leurs origines. Archives à ciel ouvert de leur émigration, ces gravures nous montrent que tous viennent des Alpes, de ces régions où, depuis environ des siècles, des milliers de moutons montent à l’estive. Les trajectoires de ces bergers et de leurs troupeaux témoignent de la densité et de l’ancienneté des relations entre montagnes et plaines dans le monde méditerranéen.

Hommes de la Crau

Hommes de la Crau

Patrick Fabre
Cheminement Editions
Année de publication : 1997

La plaine de la Crau, triangle situé entre le massif des Alpilles, la Camargue et l’Etang de Berre, est depuis toujours une terre pastorale. Dans ce livre, Patrick Fabre, ingénieur d’élevage au sein de la Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône, nous propose de faire connaissance avec le monde particulier des éleveurs de grands troupeaux transhumants de Crau qui vivent sur cette zone steppique. Au fil des pages, il nous invite à découvrir le mérinos d’Arles, brebis rustique élevée à l’origine pour la finesse de sa laine et devenue essentiellement productrice d’agneaux. Il nous fera rencontrer les « herbassiers », ces éleveurs nomades dont le troupeau est l’unique richesse et qui louent herbages et maisons en plaine comme en montagne. Puis il nous montrera les coussouls ces parcours mythiques, façonnés par les pratiques pastorales de plusieurs générations d’éleveurs cravencs. Avant de nous embarquer pour une transhumance estivale telle qu’ »elle se réalise aujourd’hui vers les grandes Alpes en suivant, jusqu’au pied des montagnes, des bétaillères chargées de 500 brebis.

Transhumance : relique du passé ou pratique d’avenir

Transhumance : relique du passé ou pratique d’avenir ?

Sous la direction de Patrick Fabre, Gilbert Molénat et Jean-Claude Duclos
Editions Cheminements
Année de publication : juin 2002

La transhumance ovine est une pratique méditerranéenne d’élevage qui a su conserver importance et vitalité en s’adaptant aux évolutions du contexte social. Au fil des siècles, via le troupeau, s’est tissé entre l’homme et l’espace méditerranéen un réseau de relations riches de savoir-faire, d’animaux patiemment sélectionnés, de traditions et de paysages. Pourtant, les difficultés croissantes dont souffre l’élevage ovin transhumant -économiques, réglementaires, sanitaires (…) – font peser une grave menace sur l’avenir de l’activité pastorale transhumante. Ces multiples signes de relâchement des liens entre le monde pastoral et la société actuelle sont-ils réels ? La transhumance est-elle en péril ?
Les premières Journées euro-méditerranéennes de la transhumance (Espagne, Italie, France) ont permis de confronter les connaissances et les positions d’intervenants de différents horizons (historiens, économistes, techniciens d’élevage, écologues, représentants de la profession…) en vue de réaliser un état des lieux de la pratique de la transhumance dans chacun des trois pays.

1951 Transhumance sur la route des alpages

1951. Transhumance. Sur la route des alpages

P. Fabre et G. Lebaudy (dir.).
Images en Manœuvres Editions / Maison de la Transhumance
Année de sortie : 2002.

1951… C’est encore l’époque de la grande transhumance à pied qui voit, chaque printemps, des milliers de moutons quitter les pâturages de Basse Provence pour rallier l’Alpe, les parcours d’estive, promesse d’herbe nouvelle et de grands espaces.
1951… Le photographe Marcel Coen et l’écrivain Maurice Moyal accompagnent des bergers transhumants et un troupeau de 2000 moutons Mérinos d’Arles dans leur lent trajet vers les Alpes. Pendant trois semaines, ils vont partager les joies et les peines de ces hommes de la route. Il en résultera de formidables images et un récit exceptionnel, publiés dans la foulée par la célèbre revue américaine du National geographic magazine.
Les images de Marcel Coen nous emmènent sur les chemins de la transhumance, à la suite des bergers, depuis les steppes de la plaine de la Crau, près d’Arles, jusqu’aux montagnes de la Haute-Tinée, aujourd’hui Parc national du Mercantour.
Le texte de Maurice Moyal, On the road to pastures new (« Sur la route de l’herbe nouvelle ») paru en 1956 en Angleterre, est à ce jour inédit en France. Néophyte ne connaissant presque rien du monde des bergers, M. Moyal découvre, au fil des 300 kilomètres du parcours, et nous révèle au fil de son récit, les multiples dimensions du rude métier de berger transhumant.

Origines site

Aux origines de la transhumance, les Alpes et la vie pastorale d’hier à aujourd’hui.

Sous la direction de Colette Jourdain-Annequin et Jean-Claude Duclos.

Éditions Picard – avril 2006 – 315 pages

L’histoire de la transhumance, pour beaucoup, commence au Moyen Age. Elle est alors, c’est incontestable, un fait majeur de la civilisation de la montagne. Les longues marches des troupeaux et des bergers transhumants imprègnent la vie économique et toute l’organisation sociale des régions qu’elles mettent ainsi en contact.
Mais on découvrira dans cet ouvrage que l’élevage alpin est habitué de longue date – dès le Ve millénaire – à jouer des complémentarités naturelles entre plaines ou vallées et pâturages d’altitude. La découverte récente des bergeries romaines de la Crau incite même à se demander si, comme en Italie, comme en Espagne, où ces pratiques sont bien attestées, la pax romana n’aurait pas rendu possible une première expérience de la transhumance à longue distance.
Enfin, parce qu’elle perdure, la transhumance n’est pas seulement un fait historique et un patrimoine collectif. Réalité ethnologique et sociologique, cette « admirable construction romaine » (Georges Duby) ne serait-elle pas, dans la mesure où elle préserve les conditions d’un rapport équilibré avec les milieux naturels, un modèle acceptable de développement durable ?
Textes, cartes et graphiques, documents archéologiques, iconographiques et photographiques construisent ensemble une approche globale et pluridisciplinaire de la vie pastorale dans les Alpes.

Noebarras site

Le journal de Noé de Barras, un entrepreneur de transhumance au XVe siècle.

Jean-Yves Royer

Éditions Les Alpes de lumière – 1988 – 80 pages

Document inédit, le carnet de route qu’a tenu en 1480 un aristocrate faisant métier d’entrepreneur de transhumance, Noé de Barras, est transcrit, traduit du provençal et commenté par Jean-Yves Royer, qui le compare à d’autres documents de l’époque.

Le carnet que Noé de Barras tenait dans sa poche, penan l’été 1480, et où il notait jour après jour les repères de son activité d’entrepreneur de transhumance en Provence, a été retrouvé, cinq siècles après, dans des archives privées. Jean-Yves Royer l’a transcrit, traduit du provençal, comparé à d’autres textes contemporains, commenté. Ce document de comptabilité et de gestion, au-delà des chiffres et des expressions formelles, est riche à foison d’informations sur les déplacements saisonniers et la gestion des troupeaux. Il permet de mesurer combien la transhumance, en cette fin du myen âge provençal, est déjà perfectionnée, et engage de multiples acteurs, aux rôles distincts et complémentaire.